Ecocitoyen
GRAFFITI INVERSÉ, QUAND L’ART DEVIENT ÉCOLO
L’idée est originale, le geste est écologique, l’acte est revendicatif, le graffiti inversé (reverse graffiti ou clean tag) est à découvrir d’urgence. Le principe est simple, renverser le procédé du graffiti. Oubliez les bombes aérosol chimiques et polluantes et munissez-vous d’un chiffon. Oui, oui, vous avez bien lu, d’un chiffon, car c’est là toute l’astuce du reverse graffiti. Selon le même principe des dessins que l’on peut réaliser sur des vitres sales ou embuées, des artistes parviennent à créer de véritables œuvres d’art en frottant des endroits encrassés à l’aide de pochoirs et de nettoyeurs à haute pression.
C’est par exemple le cas d’Alexandre Orion (photo) qui a graffé un tunnel de Sao Paolo de cette manière. Le Brésilien a ainsi fait apparaître des cranes humains afin d’éveiller les consciences contre la pollution. Résultat : le graffeur n’est évidemment pas arrêté, nettoyer n’est en rien condamnable, et ce fameux tunnel a été nettoyé. N’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel de cet artiste novateur et talentueux qui fait de la saleté son allier.
Inspiré par cette technique, IBM a fait appel au talent d’artistes de street art pour réaliser plusieurs spots pour une opération de sensibilisation baptisée “Fight Carbon”. L’effet visuel est probant :
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